samedi 15 juin 2013

Le fond du trou



The High End Of Low, ou « le fond du trou » en français, album du chanteur provocateur Marilyn Manson, de son vrai nom Brian Warner,  qui a su déchaîner les critiques dans les années 90 et qui était, aux Etats-Unis du moins, considéré comme LE shock rocker ( yeah... ! ) de la susnommée décennie...

Fort de l'image de chanteur acerbe qu'il s'était alors forgée, crachant sur la bigoterie puritaine de son pays, il était alors considéré par les médias de l'époque comme un des ennemis de la bien-pensance américaine, au moins jusque 1999 et la tuerie de Columbine.

QUE DE CHEMIN ACCOMPLI DEPUIS !

Depuis son excellent triptyque Antichrist Superstar - Mechanical AnimalsHoly Wood, un The Golden Age Of Grotesque qui commençait à caractériser un manque d'inspiration, puis un Eat Me Drink Me frôlant l'emo, succède donc The High End Of Low, album qui au fond n'était pas si mauvais, mais qui a déçu les fans adeptes du bourrinisme indus-electro-shock blablabla...

Donc suite à Eat Me Drink Me, les fans, ou curieux, ont patienté deux ans pour cet album. Quelques fuites et interviews ont laissé espérer le pauvre crédule qui souhaitait un renouveau ou une sérieuse reprise en main dudit chanteur.

GRAVE ERREUR !

Si l'on veut parler de cet album, considérons un vampire qui aurait bu le sang d'un alcoolique sous prozac, c'est je pense la meilleure image que l'on puisse avoir de cet album.


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IL N'EST PAS MAUVAIS !

Il est simplement inintéressant.
Inintéressant est le maître mot de cet album.
A quel moment peut-on considérer un album intéressant ? Dès le moment où il apporte quelque chose de neuf, de nouveau, de titillant.

Disons simplement que ça résonne comme un vieux best of tiède des genres les plus en vogue. Si l'on parle de ventes, elles furent relativement mitigées. Pour ceux qui veulent écouter du Manson, il ne faut pas acheter celui là c'est clair et net. Mais en même temps je l'ai acheté, bon...

Il y a certes bien des chansons qui essaient de se positionner dans la provoc' mais MON DIEU il faut arrêter, lààà... C'est comme essayer d'allumer un feu de camp en pleine mousson ! NON cet album reflète de la volonté ! Mais une volonté de quoi ?! Non la mayonnaise ne prend décidément pas.

UN CHANT DU CYGNE !

Du larmoyant, oulala on en a du larmoyant ! Et vas-y-que-je-me-plains-du-fait-que-ma-vie-soit-un-échec ou que mes femmes m'aient largué ( Rose McGowan ou Dita Von Teese voire encore Evan Rachel Wood... Rappelons d'ailleurs que Eat Me Drink Me, le précédent album était principalement basé sur cette idée. ) D'ailleurs, depuis que son meilleur guitariste l'ai quitté ( je parle de John 5 ) ses albums se résument à un amalgame nébuleux de doom-stoner-metal avec quelques moments d'énergie certainement dus à une overdose d'amphétamines imbibée whisky de pur malt ( certes pas du génie, non ) .
De son propre aveu - pendant les quelques interviews qu'il a daigné accorder – il admettait lui même être complément drogué. Le regret que l'on peut avoir, c'est que le plaisir que l'artiste éprouve avec la came ne se ressente pas dans l'album.

Il y a tout de même des bonnes chansons -  après tout j'invite les lecteurs à se faire une idée par eux même ( ne l'achetez pas, le pognon que vous pourriez dépenser pour l'achat peut mieux servir à acheter l'alcool que vous consommerez en l'écoutant ) - et les bonnes chansons... :

MAIS QUELLE PLATITUDE ! ON DIRAIT UN KOALA NEURASTHENIQUE SOUS MORPHINE !

C'est le gros problème : AUCUN RELIEF ! RIEN ! PLAT ! WATERLOO MORNE PLAINE !

Aaaaah l'identité d'un album... C'est important ! Surtout quand depuis le début de sa carrière on fait des albums concept, autant dans le fond que dans la forme ! Si on se base uniquement sur l'esthétique musicale on va parler bien sur de l'indus cradingue de Antichrist, du rock emo à l'eyeliner dégoulinant de Eat Me Drink Me, de la tentative electro de Golden Age – très efficace à mon goût - ou le glam plein de reverb de Mechanical

Hé bien pour The High End Of Low, vous prenez tous ces ingrédients, vous les mélangez bien à l'aide d'un blender 100 watts acheté chez Electro Depot, et vous en sortez quoi ?

UNE BELLE BOUILLASSE !

Pour conclure, car il faut conclure, je ferais bien du chanson par chanson, à cracher sur les arrangements insipides ou le mixage bidon mais on y passerait des pages, et les pavés ça m'emmerde, l'article est déjà trop long.

DONC résumons : Franchement il y avait une bonne base, mais c'est pas en donnant des produits de qualité à un gars qui ne sait pas cuisiner qu'on fait un bon plat.

Simplement l'album est bon pour les idiots, accessible pour les néophytes, regrettable pour les puristes, quant aux mélomanes, passez votre chemin.



LE RALEUR NONCHALANT

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