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mardi 7 janvier 2014

J'ai rencontré le Diable, enfin presque : j'ai rencontré Dieudonné !


Hier soir se tenait près de chez moi, dans la salle de sport municipale, un spectacle d'humoristes amateurs. Un thème était imposé : "Rire dans la diversité". Un truc à la Jamel Comedy Club, où des Rebeus montent sur scène pour vanner les Noirs, les Noirs pour se moquer des Asiatiques, et ainsi de suite. Ayant achevé la lecture de Guerre et Paix de Tolstoi et ne souhaitant pas m'avilir à regarder Benjamin Gates et le Livre des Secrets sur TF1, je décidai de m'y rendre, gai comme un pinson.
Plusieurs types se succédèrent laborieusement sur les planches : chacun débitait les meilleures anecdotes de ses années de collège et balançait une ou deux blagues sur les Portugais ou les Antillais. Puis vint le tour d'un homme dont l'aspect ne m'était point inconnu. Grand et massif, il semblait arborer une perruque et une fausse barbe qui masquait presque entièrement son visage au teint hâlé. Il portait un uniforme SS sous lequel on décelait un T-shirt frappé du symbole du Hezbollah. Une écharpe aux couleurs de la Palestine lui nouait également le cou. Enfin, des papillotes, pareilles à celles des Juifs orthodoxes, étaient comme collées aux semelles de ses Rangers...Mais oui, sans aucun doute, cet homme était Dieudonné ! Il était déguisé ! Personne ne le reconnut sauf moi.

dimanche 30 juin 2013

Metal Machine Music : la symphonie du diable


Juillet 1975. Alors que le courant hippie s’éteint de sa belle mort dans des simagrées puériles et des slogans déjà ringards, un homme fourbit ses armes de destruction massive et s’apprête à profaner le cimetière des légendes du rock en commettant l’album sacrilège par excellence, celui qui siphonnera l’ensemble du rock’n’roll passé et à venir et le subvertira jusqu’à l’extrême. L’aventure Velvet Underground s’est finie en eau de boudin, et la carrière de Lou Reed semble bien promise à un avenir radieux. En l’espace de trois ans, cinq albums, dont un live, sont sortis, et Reed est toujours sous contrat avec RCA, qui exige la sortie d’un nouveau disque. La légende voudrait que Reed se soit vengé en produisant volontairement un album inaudible, ce qui est pour le moins sujet à caution. Nous allons voir en quoi la double galette de TNT qui va sauter au visage de l’industrie du rock, ne peut être réduite à un simple pied de nez.